Pasta Über Alles

La Terre marche la tête en bas : les dirigeants de tous les pays ignorent les souffrances des peuples affamés et privilégient certaines élites dont le seul but est de s’enrichir en spéculant même sur cet aliment de base qui fait partie des cuisines du monde entier. Il est temps — cher·es camarades — de s’investir dans la lutte pour libérer les opprimé·es qui n’ont pas accès à leur plat de pâtes quotidien. Dressez-vous le poing levé en serrant vos nouilles favorites !

 

 

Nous, l’Amicale Internationale des Mangeurs de Nouilles, militons activement pour que chacun et chacune puissent accéder au minimum auquel chaque être humain puisse prétendre. Qu’elles soient avec ou sans gluten, longues, courtes, fines, plates, torsadées, tirbouchonnées, tubulaires, repliées, sèches ou fraîches, faites à la main, artisanalement ou par un procédé industriel, à base de riz, de blé, de petit pois ou tout autre féculent qui servirait à la confection de cet aliment qui a permis à notre espèce d’accéder à la modernité d’une cuisine de goût, à une civilisation dont le raffinement n’a d’égal que sa recherche de satiété et de joie à travers ce plaisir simple du palais, l’Amicale accueillera à bras-ouverts vos pâtes — et vous-même par la même occasion.

De célèbres activistes africains-américains ont lutté pour les droits civiques aux États-Unis où la ségrégation anti-pastafarienne n'a été abolie qu'en 1968. Malgré les lois interdisant toute forme de ségrégation, une discrimination de fait perdure malheureusement jusqu'à nos jours.


Notre confrérie refuse toute forme de discrimination et se veut inclusive. Quelle que soit la forme de votre pâte, sa couleur ou son origine, vous trouverez en notre sein une franche camaraderie, une main aidante, une pincée de sel, une recette de sauce, le tout dans une volonté de partage et d’entraide. Venez, venez avec vos pâtes, votre recette héritée de vos aïeux, vos ingrédients secrets hérités de votre culture, dont les épices, les légumes sortent de la terre fertile de votre pays, venez avec pour nous les faire découvrir, cuisinons ensemble pour créer un monde meilleur.

Qu’elles s’appellent fusilli, torsade, penne, nouilles, soba, tagliatelle, udon, mee pok, alphabet, crozets, hlalem, mantı, ravioli, späztle, conchiglioni, farfalle, frisettes, chilofta, coquillettes, dangmyeon, ee mee, hiyamugi, laksa, vermicelles, hilopites, linguine, idiyappam, lamian, loht cha, shirataki ou spaghetti, vos pâtes seront bienvenues au sein de notre confrérie qui ne compte que des amoureux·ses de cet aliment qui a révolutionné nos habitudes alimentaires. Vous avez déjà été ostracisé car vos pâtes préférées ne faisaient pas partie d’une sélection imposée par un groupement élitiste et oppresseur, d’une association de pseudo-connaisseurs qui se pensent détenteurs d’un savoir supérieur en matière de goût, d’origine, de saveurs, et qui vous ont rejeté, vous et vos nouilles de prédilection : un tel comportement est inadmissible dans une société qui se veut moderne et inclusive, ouverte aux échanges culturels et culinaires et qui rejette le repli identitaire qui existe dans certaines contrées qui voudrait que seul ses pâtes existent à l’exclusion de toutes les autres, qui désire se barricader derrière son plat soit disant de souche et fait tout son possible pour annihiler la présence, l’existence même de nouilles venant d’ailleurs. Il existera toujours des groupuscules — mal-intentionnés — qui essayerons d’imposer la supposée supériorité de leurs pâtes à celle d’autres régions et cultures en prétendant que l’origine des leurs est plus pure que la vôtre. Foutaises et balivernes ! Nous nous dressons fermement contre toute tentative de ségrégation de pâtes, quelle que soit leur origine sociale, ethnique ou géographique.

 

 

Nous, à l’Amicale, portons en notre sein les valeurs universelles de la fraternité pastafarienne et de l’inclusion intersectionnelle, et nous ne sommes que le résultat des avancées que nous ont permis ces grands hommes et ces grandes femmes qui à travers l’histoire ont combattu toute forme d’oppression en arborant fièrement l’étendard de la lutte pour la liberté de manger sa nouille préférée sans se faire juger ou discriminer.

Ces deux hommes ont combattu aux côtés de leur peuple pour défendre la liberté de manger ses pâtes sans être opprimé par les ennemis qui ont tenté de les envahir.

Clin d'œil appuyé à mon ami Le Glaude qui – s'il lit ces lignes – m'excusera d'avoir dénaturé la figure churchilienne qu'il admire tant.


Si vous aussi vous voulez faire partie de cette confrérie, que vous sentez que vos valeurs sont alignées avec celle de l’Amicale Internationale des Mangeurs de Nouille, que vous voulez signifier votre appartenance à ce mouvement et qu’il vous est important de reconnaître vos frères et sœurs de combat, ce t-shirt est fait pour vous.

Notre mouvement grossit de plus en plus, nos rangs s’épaississent : on sent poindre le Grand Jour de la Libération Finale des Nouilles du Monde entier.

Le nombre d’élu·es qui pourront arborer fièrement leur appartenance à l’Amicale sont limitées car nos moyens même le sont. Vous l’aurez compris, nous nous battons âprement contre cette machine de guerre féroce qui cherche à écraser jusqu’à l’humanité même présente en chacun·e de nous : oui, nous avons bien nommé le Grand Capital, avec ses rouages prêts à broyer notre âme pour en soutirer les deniers qui leurs permettent de tourner.  Pressez-vous, car d’autres auront peut-être pris votre place sur la file du combat : le stock du nombre d’uniformes — si vous nous excusez cette dénomination guerrière contraire à nos valeurs anti-militaires — qui vous permettrons d’afficher vos couleurs et de montrer à tous et toutes que désormais vous faites partie de ce grand mouvement sans frontières qu’est l’Amicale Internationale des Mangeurs de Nouilles est limité !

Achetez dès à présent votre t-shirt pour la modique somme de 20 € : cette somme inclus votre adhésion à vie au mouvement et cet étendard que vous porterez vaut comme carte de membre.

Le célèbre tableau d'Eugène De la Penne, "La liberté guidant le peuple", aujourd'hui et toujours visible au Musée du Louvre.